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Archive for octobre, 2011

Qu’attendons-nous ?

Jeudi, octobre 27th, 2011


Nous ne sommes pas différents, voyons !
Tous nous attendons :

Que les saisons soient douces,
Que les légumes poussent.
Que la pluie cesse
Pour aller Ă  la messe.
Que la semaine se termine
Pour charmer la voisine.
Ou qu’elle parte
Si elle est tarte !
Que les résultats soient donnés
Pour enfin respirer …
Que le poisson morde,
Que cesse la discorde,
Que l’enfant naisse
Et qu’il progresse.
Que l’argent tombe
Et pas les bombes.
Que l’amour vienne
Et nous emmène.

Qu’autour de la table on se presse
Pour une goutte d’ivresse,
Qu’une parole, un petit geste
Nous remplisse de tendresse.

Le violon de mon père

Lundi, octobre 17th, 2011


J‘ai un violon dans la tĂŞte
Aux purs accents pathétiques.
L’archet plonge puis s’entĂŞte
Et s’enflamme de musique.

Les cordes arrachent l’âme
Des souvenirs de jeunesse,
Des plaintes comme des drames
Vidés de toute tendresse.

Ses envols sont majestueux,
Gravant une symphonie
Entre l’homme et les cieux
Par miracle établie.

Il est entré sous notre toit
Comme le fait la lumière.
Jetant son pénétrant éclat,
Couvrant notre humble chaumière.

Tu étais donc musicien.
Et tout en haut de l’armoire,
Ayant quitté ta mémoire,
Ce violon était le tien !

Un jour tu donnas un concert
Rien qu’Ă  ma mère et Ă  moi,
A une soirĂ©e vide d’hiver
Quand l’envie subsistait en toi.

Avant que ne sombrent
Les feux d’artifices,
Tu en devinais les ombres
Et leur poids de sacrifices.

J’entends aujourd’hui l’histoire
D’un talent au destin amer,
Solitaire et sans espoir,
Qui était celle de mon pauvre père.

J’avais essayĂ© bien vainement hĂ©las
De faire naître la magie.
Mais la musique ne me fit pas grâce,
Le violon tomba dans l’oubli.

Il égaye à coup sûr des nuits tziganes
Car n’Ă©mettant le moindre son,
Ma mère l’avait troquĂ© Ă  une gitane
Contre un drap et un paillasson !

Se rĂ©soudre …

Mercredi, octobre 12th, 2011


Laver l’absurde de ses larmes,
RĂ©veiller l’insouciant qui dort,
Calmer le guerrier et ses armes,
Crier sa colère haut et fort !

Il n’y a plus d’heure, ni jour, ni an.
Le temps se succède calme et plat,
Ce temps coupable pour tous les temps
Qui joue du poignard et s’en va.

Rires figés et mots qui sombrent
Au pas cadencé de nos tourments.
Vieux fantĂ´mes tapis dans l’ombre,
Hôtes fidèles à leur serment.

Ici un rĂŞve, lĂ  un espoir,
Des bruits forts puis le calme qui suit.
Une âme a payé, cette autre vient voir
Tenant le fin fil qui la conduit.

Contemplant la boule éternelle,
Nous sommes les élus du moment.
Rien ne sert de pester contre elle
Elle, qui ignore nos sentiments !

Ecoute dans le vent

Lundi, octobre 10th, 2011


Beau et fort au pied des brimades
Trempe ta plume dans l’eau pure
Celle qui tombe des cascades
Qui n’Ă©crit la moindre bavure.

Au large ces lieux diaboliques
Au vacarme hélant sans arrêt
Des corps tristes et frénétiques
N’humant plus l’air joyeux des forĂŞts !

Sourd Ă  tous les vilains messages
A la trame qui étourdit et éteint
Au progrès qui dort sans vrai passage
Il existe un radieux chemin …

Le monde est Ă  nous Ă  cet instant
Allons à notre pas fier et sûr.
A quoi servent donc tous nos moments
Sans l’horizon d’un ciel clair et pur ?

La femme de ménage

Samedi, octobre 1st, 2011


Debout de bon matin
Elle est déjà en guerre
Balai Ă  la main
Contre la poussière.

Parée au combat
Blouse Ă  carreaux bleus
Bigoudis aux cheveux
Elle y va !

La femme de ménage est née pour laver
Gratter, frotter, récurer, astiquer
Sa mère déjà quand elle la conçut
A peine s’en Ă©tait-elle aperçu !

La femme de mĂ©nage n’a pas le temps
De parler Ă  tous vents
Elle court comme une dératée
Après la saleté
Elle ne peut supporter un instant
Devoir lever le camp
Qu’une seconde d’inattention
Noircisse le salon,
Qu’un inconnu mal intentionnĂ©
Salisse la salle Ă  manger
Ayant oublié, le gredin
De mettre les patins
Qu’un jardinier enthousiasmĂ©
Crotte le plancher
Ou qu’un joyeux facteur
Trouble sa belle ardeur.

Elle lave, essuie, époussette
La femme de mĂ©nage que rien n’arrĂŞte
Elle ira jusqu’au bout
S’il faut sur les genoux
Pour garder bien nette
Sa cage proprette !