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Archive for avril, 2021

Mamans

Mardi, avril 27th, 2021


C'est toi ma maman - Comptine pour enfants - YouTube

Vous nous avez donné la vie. Peut-être ne le saviez -vous pas vous-même tant en ce domaine il y avait parfois de  l’incertitude. Mais nous arrivâmes et vous nous avez accepté car la maman fait ce chemin jusqu’à la mort. Elle traverse mille épreuves mais n’oublie pas de protéger cet embryon d’elle-même et le conduire à grandir comme elle l’a vu faire , comme elle sent ce devoir imprimé dans le livre éternel.   Puis le temps passe et vous restez notre protectrice  ” à distance ” car le lien maman-enfant des jeunes années s’étiole doucement au profit de la Roue perpétuelle  du temps et de notre destin personnel qui vient frapper à notre porte.  L’enfant devient à son tour mère, père. Maintenant que vous n’êtes plus là,  par l’absence de votre corps physique , que vous êtes revenue à l’origine , à la naissance de votre esprit originel, esprit qui es entré en nous , votre vieillesse  difficile à supporter s’est un peu estompée. Nous aimons cette légèreté qui nous accompagne désormais et se moque du temps et des apparences.  Voir ce corps qui s’éteignait lentement, se traînait, cette mémoire qui se perdait dans les méandres du temps, ces yeux hagards courant dans le lointain d’une chambre devenue prison, de deux jambes qui ne pouvaient plus vous porter, ce blâme d’afficher cette déroute aux yeux de la jeunesse désemparée qui se mettait à comprendre soudainement que les souvenirs candides étaient maintenant derrière elle, devenait insupportable. Lors de nos rencontres nous aimions recréer des situations d’antan en les meublant de mille façons et surtout ne pas nous attendrir sur de petits bobos !   Notre horizon commun s’est un  peu obscurci et le quotidien nous a beaucoup manqué tant il s’est espacé. En son temps, quand vos jambes vous portaient encore et  que vous nous parliez de rêves possibles,  nous faisions semblant d’imaginer des projets communs  car nous, enfants, adorons toujours montrer à notre mère de quoi nous pouvons être capables,  que tout est possible ,que nous n’avons pas peur , que le message est bien passé !  Mamans éternelles des mises au monde dans la souffrance, des rires et des chagrins, des devoirs d’école pour réussir dans la vie, mamans de toutes les peines dont vous fûtes victimes, vous êtes les étoiles qui brillent dans nos nuits!

A chaque …

Jeudi, avril 15th, 2021

https://cache.marieclaire.fr/data/photo/w1000_ci/5d/femme-bruit-misophone.jpg

A chaque algarade, à chaque polémique, à chaque frustration d’amour, de nourriture, de considération, d’argent, à chaque sentiment d’être spolié, d’être victime d’injustice, à chaque échec sentimental ou professionnel, à chaque privation de liberté, à chaque chagrin, à chaque douleur qu’elle soit morale ou physique, à chaque angoisse, à chaque peur, à chaque prise de conscience de la fin, de l’absurdité d’un monde en déclin, guerrier et cruel, décevant l’appétit de bonheur qui nous a vu naître, à chacun de ces grains de sable venant entraver le bon fonctionnement de notre âme pure et sereine, sa manifestation résonne tel un cliquetis obsédant, comme un bruit anormal d’une machine qui ne tourne plus rond. Pourrait-on affirmer que les cliquetis se promènent partout, qu’ils sont nombreux, et donc responsables de notre mal être ? Il y en a toujours un, au moins, présent en chacun d’entre nous. La société humaine n’est donc pas pure ni sereine. Elle fonctionne comme elle peut avec son fardeau ou ses fardeaux. Elle se méfie, doute, s’arme, est violente. Elle porte atteinte à elle-même, constate ses dégâts, les accepte et, comme poursuivie par son inéluctable destin, court à sa perte. Son malheur est une courroie de transmission dont l’humanité se sert à son fonctionnement. Ainsi ce que le mécanicien fait pour déceler la panne il est donc essentiel de trouver l’intrusion qui occasionne le fameux cliquetis ! Cela aura au moins un avantage- mais ce n’est pas une certitude absolue- que la ” machine ” se préservera, s’abimera moins vite, durera mieux, retrouvera la sérénité et la pureté qu’elle avait perdue. L’espoir résiderait donc dans la panne. A chacun sa clef !

Ratatouille et Carabistouille

Dimanche, avril 11th, 2021

Prise d'indices

Deux berceaux ont vu naître deux proches en “ouille” !
En langes s’agitaient tels de fous lapereaux,
Leurs deux prénoms s’étaient résumés en ces mots :
Les frères Ratatouille et Carabistouille !

Une année les séparait et leur commune mère les aimait,
Ayant fait peu d’études elle s’échinait
En ménages, travaux divers, rendait service le soir
Pour planter à ses deux génies la graine du savoir.

Ainsi mère des ” ouille ” s’adressait à Rata :
“Ce matin le directeur a quitté sa femme pour sa maitresse,
Quel triste sort pour les enfants maintenant sans papa,
Sans oublier les charges pour une affaire de fesses ! “

Carabistouille avait tout entendu et le soir au lit,
A son frère qui semblait n’avoir pas tout compris :
“Notre directeur a quitté l’école pour un mal aux fesses,
Il n’y aura donc pas classe et aussi pas de maitresse ! “

Mais Ratatouille avait mieux saisi ce que mère ” ouille ” lui avait conté,
Rétablit ainsi à son frère la vérité :
“La maitresse-femme du directeur voyant ses enfants délaissés,
S’est chargée ce matin, de lui donner un coup de pied où tu sais ! “

Et maman des ” ouille” de poursuivre les ménages

Un silence de paradis

Vendredi, avril 2nd, 2021


Séjour de grand Silence printanier – Reporté en juillet! |

C’est le printemps,
Quelques bruits encore s’obstinent,
Quelques révoltes pour quelques temps
Que la raison dissémine.

A quoi bon bruyamment courir,
Obstinément,
Rêvons à en mourir
Du présent, maintenant !

Le paradis n’est pas pour demain,
Ce n’est pas mieux ailleurs,
Y aurait-il des fleurs ?
On demande à voir, tiens !

Quelques révoltes : on n’en peut plus !
Des jours sans rien, que de l’ennui ?
Et oui, pardi, du pain béni,
A peine un gazouillis sans plus !

Il faudra rembourser tout ce silence,
Et les enfants devraient payer nous dit-on ?
Pour du paradis un peu en avance,
D’un printemps en vrai qui sent bon ?

C’est le printemps et il ne faut pas sortir ;
Quelle nouvelle de goûter le présent !
Depuis que l’on attend, qu’il faut ralentir,
Voici l’heure d’un peu “d’avant “.